Jam session

 

Tout nouvel orchestre de Renaud Patigny, voyons ce qu'en dit le principal intéressé :

« Ca fait des années que j'attendais de pouvoir réaliser ce rêve d'un orchestre qui interprète des compositions tentant d'apporter quelque chose de nouveau en musique.

Et ce, sans devoir raccourcir les effectifs faute de moyens.

Donc un groupe d'une taille importante.

J'en parle depuis si longtemps à la maison que ma femme avait fini par me railler en disant que ce n'était que le fruit de mon imagination, un fantasme d'artiste qui ne se réaliserait jamais.

L'idée part de ce que le boogie est à l'origine tout comme le blues une des premières musiques métissées, un mélange de la culture européenne et de la culture africaine, qui s'est produit sur le sol américain.

Le boogie a démontré une extraordinaire vitalité, aujourd'hui, près d'un siècle après la période de sa conception, de jeunes pianistes de moins de vingt ans y consacrent encore leur talent, et avec succès.

Il était donc logique de rassembler des musiciens et chanteurs noirs et blancs pour réexplorer les pistes du mélange de nos cultures en utilisant au passage l'expérience que j'ai accumulée en étudiant le boogie depuis maintenant plus de trente ans.

D'autre part, en associant des européens et des africains autour d'un même projet, si celà réussit, nous apportons un message d'espoir à une époque qui en fait cruellement défaut. »

Sur le plan instrumental, cet orchestre s'articule principalement autour du chant, du piano et de la percussion.

On y retrouve ce mariage des deux cultures avec d'un côté les deux instruments africains par excellence, le chant et la percussion, et de l'autre côté, l'instrument typiquement européen qui personnellement me touche le plus, le piano.

La présence des cuivres s'explique par la fascination extrême qu'ont exercé sur Renaud Patigny les premiers big bands noirs américains des années vingt.